Protection sociale : comment miser sur la sécurité quand on est auto-entrepreneur ou freelance ?

Quand on se lance comme freelance, il est primordial de réfléchir aux fondations de sa future activité, à son business model, et aux façons de trouver ses premiers clients. Nous vous donnons d’ailleurs les étapes pour se lancer comme freelance dans cet article.

Seulement, côté protection sociale, ça passe souvent au second plan. C’est pourtant capital !

Avez-vous pensé à vous protéger, vous et votre nouvelle activité ? Et ainsi vous assurer un revenu en cas de maladie ou accident qui vous immobilise un certain temps ?

Dans cet article, nous vous proposons de précieux conseils pour vous protéger, vous, votre famille et votre activité.

Sécurité des entrepreneurs : le choix de votre statut juridique va influencer votre protection de base

Il existe de nombreux profils de travailleurs indépendants. Ainsi, alors que vous vous lancez en tant que freelance, vous avez le choix entre plusieurs statuts allant des micro-entreprises aux entreprises individuelles (EIRL, EURL) tout en passant par les SAS ou les SASU.

Chacun de ces statuts vous apporte une protection de base plus ou moins intéressante.

Les dirigeants d’entreprise individuelle (EURL, EIRL) et les associés majoritaires de SARL, par exemple, relèvent de la Sécurité Sociale des Indépendants (anciennement RSI).

Leur couverture en cas d’arrêt de travail dépendra alors de leur revenu annuel. Selon de nombreux sites qui traitent du régime social des indépendants, l’indemnité journalière d’un gérant d’EURL, EIRL ou SARL peut aller jusqu’à 55,51 € par jour.

Les micro-entrepreneurs, eux, peuvent relever de la SSI ou du régime général (comme celui des salariés). S’ils relèvent de la Sécurité Sociale des Indépendants, alors ils pourront percevoir des indemnités journalières allant de 5,37 € à 55,51 € (à condition que leur salaire annuel moyen soit équivalent à au moins 3 919,20 €). En dessous de cette somme, ils n’auront aucun revenu en cas d’arrêt de travail, ce qui obligera l’entrepreneur à se débrouiller seul pour subvenir à ses besoins.

Pour les micro-entrepreneurs relevant du régime général (CPAM) ainsi que les gérants de SAS et de SASU (qui relèvent aussi de la CPAM), l’indemnisation est plus complexe. Mais si vous êtes dans ce cas, vous pouvez faire une simulation.

Pourquoi opter pour une protection sociale supplémentaire quand on est auto-entrepreneur ?

Comme nous l’avons expliqué dans le paragraphe précédent, quel que soit votre statut juridique, vous bénéficiez déjà d’une protection de base pour les arrêts de travail. Elle est également valable pour les frais de santé. Mais cette fois-ci, tout le monde bénéficie des mêmes remboursements, qu’importe le régime de l’auto-entrepreneur.

Mais cette protection de base n’est pas toujours suffisante que cela soit pour des frais dentaires ou pour votre couverture en cas d’arrêt de travail. Pour combler ce manque, il existe des contrats d’assurance : les complémentaires santé et les contrats de prévoyance.

Les complémentaires santé (souvent appelées à tort « mutuelles santé ») permettent de venir compléter les remboursements de vos frais médicaux. Par exemple, si vous avez besoin de vous faire poser une prothèse dentaire, l’Assurance Maladie va vous rembourser 75,25 €. Cela pourrait sembler correct, mais le prix d’une prothèse dentaire peut aller jusqu’à plusieurs centaines d’euros.

Là encore, de nombreux simulateurs sont disponibles en ligne.

Les contrats de prévoyance, quant à eux, vont venir entrer en jeu pour les arrêts de travail, l’invalidité, voire même le décès. Leur but est de vous protéger, vous et votre famille, des aléas de la vie. Ainsi l’indemnisation proposée par le contrat de prévoyance viendra s’additionner à celle de votre régime obligatoire, lié à vos paiements de cotisations sociales par le biais de l’URSSAF tous les mois ou trimestres. Vous pouvez d’ailleurs retrouver des exemples de tarifs en ligne.  

Comment bien choisir une protection sociale quand on est freelance ?

Pour choisir correctement votre protection sociale, que cela soit pour une complémentaire santé, un contrat de prévoyance ou les deux, il faut avant tout bien définir vos besoins. En effet, le choix de votre contrat pourra dépendre de :

👉 Votre âge, parce que les besoins d’un.e auto-entrepreneur.euse de 25 ans ne sont pas ceux d’un.e de 52 ans.

👉 Votre composition familiale : des enfants à couvrir ? peut-être même des besoins spécifiques ?

👉 Votre état de santé : les lunettes, les soins dentaires, les médecines douces, etc., pensez large pour éviter les mauvaises surprises au pire moment (une rage de dent par exemple).

👉 Des garanties que vous souhaitez : prise en charge des dépassements d’honoraires pour la complémentaire santé ? Mise en place d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, etc. ? Toutes les éventualités doivent être envisagées.

👉 L’activité exercée : si votre activité professionnelle vous mène à porter des cartons toute la journée, ou être debout 6j/7, une complémentaire qui inclut des séances de kiné ne serait pas de trop !

👉 Votre budget, parce que c’est aussi une affaire de compte bancaire.

Une fois fait, vous pouvez vous rapprocher d’un assureur ou d’un intermédiaire pour comparer plusieurs devis. En fonction des assureurs, un contrat avec les mêmes garanties peut avoir un prix différent et même des avantages différents. Certains assureurs vont vous proposer des garanties supplémentaires (médecines douces, prévention…) tandis que d’autres pourront ne rien proposer la première année mais récompenser votre fidélité l’année suivante.

Enfin, il est important de savoir que pour favoriser la protection sociale individuelle des freelances, les gérants d’EIRL, EURL, et gérants majoritaires de SARL peuvent bénéficier de la loi Madelin. Cette dernière leur permet de déduire une partie des cotisations de contrats comme la complémentaire santé, la prévoyance ou encore la retraite complémentaire de leurs revenus imposables. Un petit geste qui fait toujours plaisir ! 

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