Quelle protection sociale pour le freelance ?

Quand on se lance comme freelance, il est primordial de réfléchir aux fondations de sa future activité, à son business model, et aux façons de trouver ses premiers clients. Nous vous donnons d’ailleurs les étapes pour se lancer comme freelance dans cet article.

Seulement, côté protection sociale, ça passe souvent au second plan. C’est pourtant capital !

Avez-vous pensé à vous protéger, vous et votre nouvelle activité ? Et ainsi vous assurer un revenu en cas de maladie ou accident qui vous immobilise un certain temps ?

Dans cet article, nous vous proposons de précieux conseils pour vous protéger, vous, votre famille et votre activité.

Le choix de votre statut juridique va influencer votre protection de base

Pour vous lancer en tant que freelance, vous avez le choix entre plusieurs statuts allant des micro-entreprises aux entreprises individuelles (EIRL, EURL) tout en passant par les SAS ou les SASU comme expliqué ici : https://www.legalplace.fr/guides/statut-freelance/.

Chacun de ces statuts vous apporte une protection de base plus ou moins intéressante.

Les dirigeants d’entreprise individuelle (EURL, EIRL) et les associés majoritaires de SARL, par exemple, relèvent de la Sécurité Sociale des Indépendants (anciennement RSI).

Leur couverture en cas d’arrêt de travail dépendra alors de leur revenu annuel. Selon de nombreux sites (comme celui-ci : https://www.secu-independants.fr/sante/indemnites-journalieres/montant-de-lindemnite/, l’indemnité journalière d’un gérant d’EURL, EIRL ou SARL peut aller jusqu’à 55,51 € par jour.

Les micro-entrepreneurs, eux, peuvent relever de la SSI ou du régime général (comme celui des salariés). S’ils relèvent de la Sécurité Sociale des Indépendants, alors ils pourront percevoir des indemnités journalières allant de 5,37 € à 55,51 € (à condition que leur salaire annuel moyen soit équivalent à au moins 3 919,20 €). En dessous de cette somme, ils n’auront aucun revenu en cas d’arrêt de travail.

Pour les micro-entrepreneurs relevant du régime général (CPAM) ainsi que les gérants de SAS et de SASU (qui relèvent aussi de la CPAM), l’indemnisation est plus complexe. Mais si vous êtes dans ce cas, vous pouvez faire une simulation ici : https://www.previssima.fr/simulateur/calcul-des-indemnites-journalieres-ij-des-salaries.html

Pourquoi opter pour une protection supplémentaire ?

Comme nous l’avons expliqué dans le paragraphe précédent, quel que soit votre statut juridique, vous bénéficiez déjà d’une protection de base pour les arrêts de travail. Elle est également valable pour les frais de santé. Mais cette fois-ci, tout le monde bénéficie des mêmes remboursements.

Mais cette protection de base n’est pas toujours suffisante que cela soit pour des frais dentaires ou pour votre couverture en cas d’arrêt de travail. Pour combler ce manque, il existe des contrats d’assurance : les complémentaires santé et les contrats de prévoyance.

Les complémentaires santé (souvent appelées à tort « mutuelles santé ») permettent de venir compléter les remboursements de vos frais médicaux. Par exemple, si vous avez besoin de vous faire poser une prothèse dentaire, l’Assurance Maladie va vous rembourser 75,25 €. Cela pourrait sembler correct, mais le prix d’une prothèse dentaire peut aller jusqu’à plusieurs centaines d’euros.

Là encore, de nombreux simulateurs sont disponibles en ligne comme celui-ci : http://www.linternaute.com/argent/assurance/simulateur-mutuelle-sante.html.

Les contrats de prévoyance, quant à eux, vont venir entrer en jeu pour les arrêts de travail, l’invalidité, voire même le décès. Leur but est de vous protéger, vous et votre famille, des aléas de la vie. Ainsi l’indemnisation proposée par le contrat de prévoyance viendra s’additionner à celle de votre régime obligatoire. Vous pouvez d’ailleurs retrouver des exemples de tarifs en ligne comme ici : https://bonne-assurance.com/prevoyance/classement/meilleures-assurances-prevoyance-micro-entrepreneurs/#profil1.  

Comment bien choisir une protection sociale quand on est freelance ?

Pour choisir correctement votre protection sociale, que cela soit pour une complémentaire santé, un contrat de prévoyance ou les deux, il faut avant tout bien définir vos besoins. En effet, le choix de votre contrat pourra dépendre de :

👉 Votre âge

👉 Votre composition familiale (des enfants à couvrir ? Avec des besoins spécifiques ?)

👉 Votre état de santé (besoin de lunettes, de soins dentaires, des médecines douces, etc. ?)

👉 Des garanties que vous souhaitez (prise en charge des dépassements d’honoraires pour la complémentaire santé ? Mise en place d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, etc. ?)

👉 Votre budget

Une fois fait, vous pouvez vous rapprocher d’un assureur ou d’un intermédiaire pour comparer plusieurs devis. En fonction des assureurs, un contrat avec les mêmes garanties peut avoir un prix différent et même des avantages différents. Certains assureurs vont vous proposer des garanties supplémentaires (médecines douces, prévention…) tandis que d’autres pourront ne rien proposer la première année mais récompenser votre fidélité l’année suivante.

Enfin, il est important de savoir que pour favoriser la protection sociale individuelle des freelances, les gérants d’EIRL, EURL, et gérants majoritaires de SARL peuvent bénéficier de la loi Madelin. Cette dernière leur permet de déduire une partie des cotisations de contrats comme la complémentaire santé, la prévoyance ou encore la retraite complémentaire de leurs revenus imposables. 

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