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Non, l’entrepreneuriat n’est pas seulement réservé aux hommes. Les femmes entrepreneurs réussissent tout autant, voire plus !

« Quand on parle d’entrepreneuriat, c’est souvent un visage d’Homme qui apparaît ; les femmes entrepreneurs ne sont pas encore le reflet de cet univers professionnel», Laure, consultante en solutions web.  La réflexion de Laure, c’est le constat de beaucoup de femmes issues ou non de l’entrepreneuriat.

En effet, longtemps considéré comme un milieu exclusivement masculin, les femmes n’osaient pas s’y aventurer par manque de légitimité et crainte de ne pas être à la hauteur. Et celles qui osaient franchir le pas, ne se sentaient pas considérées à leur juste valeur.

Le scandale de la couverture de magazine Capital le montre bien. Pour illustrer une étude sur les succès des startups françaises, le média met en avant des profils exclusivement masculins.

Chez Digi Atlas, on prône la mixité du rôle modèle :-). Car non, l’entrepreneuriat n’est pas seulement réservé aux Hommes.

Il n’est d’ailleurs pas non plus seulement réservé aux grandes sociétés, ou aux startups en quête de levée de fonds.

Un solopreneur ou entrepreneur individuel ne devrait pas lui aussi être considéré comme entrepreneur, à partir du moment où il entreprend sa vie ? Si vous souhaitez en lire davantage sur le sujet, nous vous invitons à lire notre manifeste disponible ici.

Il est vrai que s’imposer dans un milieu où l’on est minoritaire semble toujours plus difficile.

C’est pourtant l’une des règles pour se faire connaître et créer un positionnement marketing percutant ! Etre différent et communiquer sur cet élément avec finesse et subtilité vous apportera cette touche personnelle pour laquelle les prospects viendront à vous ! Quitte à briser les codes. Quitte à aller à l’encontre des normes sociales. Il ne faut pas craindre d’oser !

Car il est plus facile de se démarquer quand on est en minorité. C’est un peu comme trouver une niche au travers de sa propre identité.

Il n’empêche que cette carence a amené de nouvelles opportunités, permettant aux femmes entrepreneurs de se rassembler. Pour répondre au besoin de solidarité, des groupes et associations se sont créés.

L’objectif ? S’entraider, dans un climat de confiance !

Quels groupes et réseaux féminins suivre quand on est entrepreneur femme ?

Associations, groupes facebook, évènements, réseaux dédiés aux femmes, il en existe des dizaines. Vous ne pourrez pas être sur tous les fronts, à vous de choisir la communauté à laquelle vous souhaitez appartenir ! Voici un panorama de ce qui existe :

  • Starther (anciennement Girls in tech) : réseau international fondé par Roxanne Varza en 2010, qui réunit les femmes de la tech dans le monde
  • Les entrepreneuses qui déchirent : un groupe facebook d’entraide dédié aux porteuses de projet et femmes entrepreneurs au sens large. Très actif, la communauté vous aiguillera et conseillera si vous la sollicitez
  • Action’Elles : une association qui soutient les femmes dans leur projet entrepreneurial (possède deux antennes locales très actives à Lyon et Paris)
  • Les premières : incubateur qui aide les femmes dans le développement et la croissance de leur entreprise à fort impact social. Plusieurs parcours entrepreneuriaux sont proposés pour propulser les projets
  • Mampreneures : un réseau de rencontres dynamique entre maman cheffes d’entreprises

Et si vous souhaitez aller plus loin, nous vous conseillons l’excellent livre de Sophie Courtin Bernardo qui vous guidera pour passer à l’action(disponible ici).

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femmes entrepreneurs – se lancer et réussir

Entrepreneur et future maman : c’est possible

Le point sur l’allongement du congé maternité des indépendantes

Depuis le 29 mai 2019, un nouveau décret allonge le congé maternité des indépendantes. Auparavant établi à 6 semaines, les femmes entrepreneurs bénéficient désormais d’une allocation maternité pendant 112 jours, soit 8 semaines.

A noter que cette allocation :

  • est versée à condition de cesser toute activité professionnelle durant la période d’indemnisation
  • est conditionné à un arrêt minimal de 56 jours consécutifs (soit 8 semaines)

Une volonté d’équité ? C’est possible. Seulement, le taux journalier pour les indépendantes et dirigeantes non assimilées salariées reste encore très faible. Qui plus est, celui-ci est soumis aux charges patronales (ce n’est pas le cas des femmes en portage salariale ou salarié de leur propre entreprise).

Aperçu des indemnités réservées aux indépendantes lors du congé maternité :

Indemnité journalière forfaitaire d’interruption d’activité :

Nombre de
jours d’arrêts
44 jours59 jours74 jours
Naissance simple2394,92€
(55€/jour)
3211,37
(55€/jour)
4027,82€
(55€/jour)
Naissance multiples 2394,92€
(55€/jour)
3211,37€
(55€/jour)
4027,82€
(55€/jour)

En cas d’adoption, le montant total est de 3048,48€ pour 56 jours et 4680,98€ pour 86 jours.

Allocation forfaitaire de repos maternel (mis en place pour compenser la diminution d’activité):

  • Pour une grossesse : 3311 €
  • Pour une adoption : 1655,50 €

Force est de constater qu’il est difficilement possible pour un indépendant de laisser son entreprise en suspens durant l’intégralité de la période d’indemnisation (au risque de subir la perte sèche de clients et éprouver des difficultés à retrouver un rythme de croisière confortable).

Des mamans entrepreneurs qui nous inspirent

Maman et à son compte, ça paraît incompatible ?

C’est pourtant possible ! Découvrez le témoignage de Barbara Cros Drewnowski, co-fondatrice des Mordues du Web et Claire Morel, consultante en rédaction web, qui mêlent leur vie de maman et leur activité d’indépendante avec brio !

« Après la naissance de mon 2e enfant, j’avais la sensation d’avoir fait le tour du poste que j’occupais depuis quelques années déjà et j’ai décidé de me lancer dans le challenge de la création d’entreprise. Cependant, j’étais salariée à temps partiel et je voyais mal comment développer mon activité sans être disponible tous les jours de la semaine.


Mon conjoint étant lui même entrepreneur depuis 10 ans et avec peu de souplesse horaire (car commerçant), mon inquiétude était surtout lié au « timing » : comment trouver le temps de tout faire ? 
Donc ma priorité a d’abord été de trouver une solution de garde à « temps plein » pour mes 2 enfants (école, périscolaire, centre aéré, crèche). J’ai fait le choix d’être une maman épanouie professionnellement plutôt qu’une maman plus souvent présente en semaine (la qualité plutôt que la quantité !).

On entend souvent les entrepreneurs dire qu’ils ont du mal à déconnecter en rentrant à la maison, à travailler 24h/24… l’avantage, avec 2 enfants en bas âge, c’est que je suis obligé de laisser mon job de côté lorsqu’on est ensemble donc je profite de mes week-end sans travailler 😉 ! »


En tant qu’indépendant, on bénéficie d’une belle liberté mais d’une certaine précarité : quand on dévient maman, ces deux côtés sont exacerbés. En tant que maman, cette liberté est précieuse : j’ai pu décider de reprendre le travail un peu plus tard après la naissance de ma fille et aujourd’hui je peux prendre mon après-midi à la dernière minute en cas de problème. En revanche, j’ai subi la précarité du statut lors de mon congé maternité – beaucoup trop faible pour les indépendantes – et aujourd’hui encore car alors que mes frais augmentent avec ma fille, j’ai beaucoup moins de temps disponible pour mon activité qui ne dépend que du temps que je facture à mes clients, sans compter l’énorme ralentissement de mon business lié à mon arrêt. Mais pour autant je ne regrette rien : ma liberté et mon temps sont tellement précieux aujourd’hui ! 

Vous souhaitez en savoir plus sur les démarches à réaliser par les indépendants au sujet des assurances, de la retraite ou la sécurité sociale ?

Nous vous invitons à télécharger notre guide « Se protéger quand on est entrepreneur : mode d’emploi » en remplissant le formulaire ci-dessous :

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